Septembre.
Cette merveilleuse période de l’année où l’être humain revient de vacances avec 14 € sur son compte, trois kilos de plus, une plante morte sur le balcon et la ferme conviction qu’il est temps de reprendre sa vie en main.
Sport. Nouvelle coupe. Nouvelle organisation. Nouveau départ.
Et, évidemment :
« Ça fait trois ans que j’y pense, je veux enfin faire mon tatouage. »
Mes enfants, approchez. Le vieux druide connaît ce phénomène.
La rentrée, ou le Nouvel An mais avec des fournitures scolaires
Depuis des siècles, la fin de l’été marque un changement de rythme. Autrefois, on préparait les récoltes, les réserves et l’hiver. Aujourd’hui, on achète des Stabilo, on jure qu’on va préparer ses repas le dimanche et on s’inscrit à On Air pour ne plus y remettre les pieds avant la Toussaint…
Les traditions évoluent.
L’optimisme humain, beaucoup moins.
Mais au milieu de ce grand bordel annuel, il y a une envie plutôt intéressante : marquer le changement.
Et ça, pour le coup, n’a absolument rien de moderne !
Le tatouage accompagne depuis des millénaires les passages importants d’une vie : appartenance, statut, protection, rites, souvenirs, deuils, accomplissements… Des tatouages traditionnels polynésiens aux pratiques anciennes retrouvées sur des corps momifiés, l’être humain semble avoir compris depuis très longtemps qu’il pouvait écrire son histoire directement sur sa peau.
Finalement, vouloir un nouveau tatouage à la rentrée n’est peut-être que la version 2026 d’un réflexe vieux de plusieurs millénaires.
Avec Doctolib et Instagram en plus.
Et techniquement ? C’est plutôt une bonne idée.
La rentrée ouvre aussi une période particulièrement intéressante pour se faire tatouer.
Le gros cagnard commence à dégager, les journées plage et piscine se raréfient et on expose généralement moins sa peau aux UV. Pour la cicatrisation d’un tatouage, c’est quand même plus confortable que de passer trois semaines à protéger son avant-bras comme le dernier fragment de la Sainte Croix dès qu’un rayon de soleil traverse une fenêtre.
Évidemment, automne ne veut pas dire anarchie.
Un tatouage frais reste une plaie en cicatrisation. On continue les soins, on évite les frottements, les bains et tout ce que votre tatoueur vous a demandé d’éviter.
Oui.
Même si « normalement ça devrait aller », cette phrase a envoyé plus de bonnes décisions au cimetière que la tequila.
Bref : bonne rentrée, bande de dégénérés.
Nous sommes déjà mi-septembre au moment où j’écris ces lignes.
Est-ce donc encore réellement un article de rentrée ?
Administrativement, probablement pas.
Mais j’avais des trucs à gérer.
Le druide aussi a une vie à mener en plus des vôtres…
Alors si votre rentrée vous donne envie de changer quelque chose, de concrétiser ce projet qui traîne depuis trois ans dans vos captures d’écran ou simplement de vous offrir une nouvelle pièce parce que vous en avez envie, c’est probablement une période plutôt bien choisie.
Après tout, certains achètent un nouvel agenda pour symboliser un nouveau départ.
D’autres se font tatouer.
Dans six mois, on verra lequel des deux est encore utilisé 😉


Laisser un commentaire